lundi 22 mars 2010

Bus Palladium



Paris, 1980s, Lust est un groupe de rock composé de cinq amis d’enfance qui se lancent et cherchent à percer. Ils arrivent bien après les Stones et ne sont ni anglais ni américains. Pourtant ils ont du talent.

Typiquement le genre de film que j’aurais aimé aimer. Constat amer, le film est insipide ou, pire, avec un goût de déjà-vu, mais on ne sait trop où. À y réfléchir c’est dans notre tête qu’on l’a déjà vu, après avoir lu synopsis. Le film est propre, mais peut-être trop propre. Et lorsque l’on parle du Rock n’ Roll, il faut peut-être lâcher la bride dans la réalisation. Là c’est attendu, presque cliché. Oh on ne s’ennuie pas, non. Mais on ne s’enflamme pas non plus. Pour sûr, les comédiens sauvent la mise. Une mention extra-spéciale à François Civil qui joue Mario, un des cinq larrons de la bande qui, non-musicien, s’improvise agent/impresario. Comédien très drôle et toujours juste (et très drôle – même si je l’ai déjà dit). PS: Il est au premier plan sur la photo supra.

La trame narrative est convenue : le groupe tient à la force du couple leader-guitariste que vient mettre en péril une jeune fille mignonne. Et puis en fond, bien entendu, la drogue, les filles, le petit succès, une BO Rock, la maison de disques, la salle de concerts (bus palladium), etc. Le film commence par l’enterrement du leader du groupe puis fait un flash back d’une heure trente sur les deux années précédentes qui conduisent à cette scène au cimetière. On n’aura donc rien à se mettre sous la dent en guise d’éléments de surprise. Dommage. Ce qu’il en reste est plaisant à regarder, mais à la fin il n’en reste rien… comme un mauvais chocolat qu’on suce : bon dans l’instant, oublié une fois l’instant passé. La chanson finale est « Rock n’ Roll Suicide », peut-être la plus belle chanson de tous les temps. Elle colle au thème du film puisqu’un chanteur de rock se… suicide. Elle colle parfaitement au thème, trop parfaitement. D’ailleurs la chanson est coupée au moment des génériques qui défilent sur une musique originale. On aurait préféré rester avec le grand David. Une fois sortis de la salle, c’est un peu le cas. Le film est oublié, mais la chanson de Bowie raisonne encore.

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